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En pleine période de COVID-19, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déjà publié 4 alertes, depuis le début de la crise sanitaire, sur la prolifération de faux médicaments contre le coronavirus. L’institution onusienne a même publié une liste détaillée de ces médicaments falsifiés, ainsi que leur photo (cf sur MEDPRYM).

 

L’Organisation professionnelle des entreprises du médicament opérant en France (Leem), l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (OAPI), le Comité national français anti-contrefaçon (CNAC) et l'Association des industriels pharmaceutiques en Afrique francophone subsaharienne (LIPA) se sont associés pour réaliser une courte vidéo de prévention, qui sera diffusée sur les chaînes panafricaines du groupe Canal +.

Voir un extrait ici

 

 

Le phénomène de contrefaçon de médicaments touche particulièrement l’Afrique

 

Si le trafic de produits pharmaceutiques contrefaits existe dans le monde entier (il générerait 200 Mds USD au niveau mondial selon l’OMS), le phénomène se déploie majoritairement sur le continent africain – qui importe près de 90% des médicaments qu’il consomme. L’Afrique subsaharienne concentre 42% des saisies de faux médicaments depuis 2013. Les médicaments non conformes et falsifiés représenterait jusqu'à 60% des produits dans certains pays du continent et provoquerait chaque année la mort de plus de 120 000 enfants de moins de 5 ans (900 000 personnes à travers le monde). Les bénéfices tirés seraient supérieurs à ceux du trafic de drogue, alors que les risques encourus par les trafiquants sont encore bien moindres. Selon l'Institut international de recherche anti-contrefaçon, la Chine et l'Inde seraient les principaux fournisseurs de faux médicaments sur le continent. Le Nigéria est identifié comme la première destination de ces produits contrefaits, ensuite redistribués vers les pays frontaliers et au-delà selon des circuits bien rôdés : en septembre 2016, le tiers des 126 millions de faux médicaments saisis dans 16 ports africains lors d'une opération de l'Organisation mondiale des douanes lui était ainsi destiné.

L'Union africaine a initié en février 2019 la création d’une Agence africaine du médicament, dont l’objectif est notamment d’introduire des lois et des sanctions pénales afin de criminaliser et punir plus sévèrement le trafic de médicaments. Les 17 et 18 janvier dernier, Lomé accueillait un sommet consacré à la lutte contre le trafic en Afrique, ayant abouti à la signature d'une déclaration par 6 pays (dont le Togo, le Sénégal et le Niger), avec des objectifs similaires.