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Former des femmes aux nouvelles technologies, c'est leur ouvrir la voie à l'entrepreneuriat, notamment dans les zones défavorisées. Exemple avec les Maisons Digitales d'Orange.

 Et si l'égalité homme-femme contribuait à construire un monde plus durable ?

Le 16 septembre aux Nations Unies cinq entreprises - Danone, Orange, L'Oréal, Sodexo et la PME Camfil - ont été primées pour des initiatives menées en faveur des femmes, qui concourent aussi aux Objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU. 

Ces trophées mettent en lumière des projets de nature différente sur cinq continents, défendant l'accès des femmes à la formation, aux soins, à la sécurité et à une vie familiale préservée. Ils témoignent de l'exemplarité de ce que pourrait être une gouvernance internationale vertueuse et équitable.

 La Fondation Orange travaille ainsi depuis 2015 avec ses Maisons Digitales à la formation des femmes au numérique. 

 

Des besoins de formation

Très présent en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe bien sûr, Orange soutient l'éducation dans tous ses pays d'implantation depuis le début des années 2000. "Cela a commencé par la construction d'établissements scolaires et de santé, ainsi que le développement d'outils dans les écoles pour garantir l'accès aux livres numériques. Mais nous avons vite identifié le besoin de formation des mères (voire des grands-mères !) au digital, car ce sont elles qui assurent principalement l'éducation des enfants. Or, elles se sentaient frustrées de ne pas maîtriser ces moyens de connaissance et de communication", raconte Mary-Lisa Durban, responsable du projet et de la coordination du mécénat au sein du groupe de télécoms. 

2015, les premières maisons digitales

En 2015, Orange lance les Maisons Digitales, des lieux sécurisés et accueillants où les femmes peuvent découvrir les technologies numériques au cours d'une formation de six à douze mois. L'occasion de faire parfois de l'alphabétisation aussi, en les remettant à niveau, ou du renforcement positif pour améliorer la confiance en soi, ou encore de la formation à la gestion d'entreprise et à la comptabilité. Tout compte pour les aider à progresser personnellement et économiquement... et faire ensuite progresser toute une famille.

La première Maison Digitale a vu le jour au Cameroun, à Yaoundé, en octobre 2015. Le concept a été ensuite décliné en Côte d'Ivoire, en Tunisie, et même en France, avant de se multiplier dans 20 pays différents pour atteindre le nombre de 250 unités aujourd'hui, dont une centaine dans l'Hexagone. "Ces structures sont aussi présentes en France, car dans notre pays beaucoup de femmes, éloignées de l'emploi, ont de grands besoins de formation au numérique afin de développer un projet professionnel", ajoute Mary-Lisa Durban. 

Passer de l'économie informelle à la formelle

Au total, 25 000 femmes dans le monde ont bénéficié à ce jour d'une formation dans une Maison digitale. Chacune a son identité, car de Dakar à New Delhi, en passant par Nantes, les besoins ne sont pas les mêmes et le niveau de d'éducation initial diffère selon les populations et les contextes culturels. Pour assurer sur le long terme l'accompagnement de ces femmes initiées au numérique, Orange a aussi lancé un programme de coaching assorti d'une bourse, pour la création de microentreprises; baptisé Coups de coeur ô féminin (l'appel d'offres 2019 est en cours), il offre aux femmes lauréates un suivi durant deux années et une enveloppe financière de 2500 à 3000 euros.

Mama épices

"Ces formations ont permis à de nombreuses femmes de sortir de l'économie informelle pour s'épanouir dans l'économie formelle, plus profitable pour elles et pour leur pays", se félicite Mary-Lisa Durban. C'est le cas de Madeleine Ngo, 59 ans, qui a bénéficié de l'ouverture de la première Maison Digitale à Yaoundé au Cameroun. "J'ai longtemps pensé que les tablettes et les ordinateurs étaient faits pour les jeunes, surtout les garçons, mais j'ai découvert des logiciels de gestion qui m'ont appris à tenir ma comptabilité et cela a tout changé", rapporte-t-elle. 

Spécialisée dans la transformation de produits agro-alimentaires (épices surtout), elle a structuré son activité. Et depuis que Madeleine Ngo s'est équipée d'un smartphone, elle a multiplié les contacts commerciaux et développé son affaire, baptisée Marcel Super, au-delà du Cameroun, au Gabon, au Nigeria et en Guinée. "Je suis devenue Mama Epices !" lance-t-elle fièrement. Les femmes formées dans les Maisons Digitales sortent avec un diplôme, bien souvent le seul qu’elles n’aient jamais eu. Même s'il n'est pas reconnu par le système universitaire local, cela reste un signal fort envoyé à leurs propres enfants pour les inciter à poursuivre leurs études.

Aux filles comme aux garçons.