L’Alliance Ambition Afrique Ville Durable est constitué de 4 membres fondateurs (Linagora, Qwant, Tactis, CIO-Mag) et des partenaires institutionnels et industriels (du grand groupe aux start-up) qui souhaitent y participer. Elle a été constituée pour répondre à l’Appel à Projet « solutions innovantes pour la ville durable en Afrique » du gouvernement français dans le cadre de la préparation du Sommet Afrique-France 2020 (Bordeaux, juin 2020).

Pour aller au chapitre qui vous intéresse :

Objectif de l’Alliance

Contexte africain

Les concepts du Consortium pour la ville (et territoires) durables en Afrique

La stratégie de l’Alliance

Schéma type d’un projet

Accompagner les start-up locales

Communication

Financement au-delà des projets

Contact

 

 

Objectif de l’Alliance

L’Alliance Ambition Afrique Ville Durable est constitué de 4 membres fondateurs (Linagora, Qwant, Tactis, CIO-Mag) et des partenaires institutionnels et industriels (du grand groupe aux start-up) qui souhaitent y participer. Elle a été constituée pour répondre à l’Appel à Projet « solutions innovantes pour la ville durable en Afrique » du gouvernement français dans le cadre de la préparation du Sommet Afrique-France 2020 (Bordeaux, juin 2020).

Bien que chaque projet soit indépendant, et le périmètre des partenaires variables, les partenaires de l’Alliance s’engage :

  • A se doter d’un Comité de Pilotage commun à l’ensemble des projets retenus, qui pourra inclure des partenaires industriels ou institutionnels selon le cas ;
  • A partager les bonnes pratiques et faciliter la reprise de réalisation d’un projet vers un autre projet.
  • A mutualiser la communication, notamment brochures, journaux, évènements spécifiques.
  • A présenter l’ensemble des projets aux entreprises et institutions financières susceptibles de les aider à les déployer à grande échelle.
  • A poursuivre leur collaboration, en fonction des projets, au-delà des réalisations de cet appel d’offres, notamment par la réalisation d’un catalogue des solutions.

 

Contexte africain

Le développement de la ville (et des territoires) durable en Afrique est une nécessité : la population urbaine va tripler d’ici 2050.

Le chantier est gigantesque mais offre des opportunités pour les entreprises françaises : des leaders mondiaux en « utilities » ; un écosystème numérique français innovant  (Start-up, PME, pôles de compétitivité) proposant des solutions adaptées à l’Afrique utilisant le numérique ; une facilité à l’accompagnement (transmission de savoir-faire, finance …) des villes et Etats africains.

La part de marché de la France a été divisée par 2 en 15 ans sur le continent. La France est même dépassée par l’Allemagne. La ville durable est un secteur où la France peut regagner des parts de marché.

Une concurrence sévère existe sur cette thématique, par exemple la seule compagnie Huawei a créé en 2018 un fonds de 1,5 Mds$ pour les villes intelligentes en Afrique. Au-delà des projets déposés, il faudra savoir mobiliser des fonds très importants pour lutter à armes égales avec les concurrents asiatiques.

 

Les concepts du Consortium pour la ville (et territoires) durables en Afrique

Il n’est pas souhaitable de plaquer le modèle de la smart-city asiatique ou européenne en Afrique. La ville durable doit être adaptée aux problématiques locales, et capacité d’investissements,  en s’appuyant sur les trois piliers du développement durable des ODD (économique, social et environnemental).  Nos concepts :

  • Construire une bonne infrastructure : 60% de la population urbaine vit dans un quartier informel, sans droit foncier. Il est nécessaire de fournir de meilleures infrastructures et de meilleurs logements.
  • Donner des droits aux citoyens : titre de propriété, inclusion foncière, sécurisation juridique …
  • Fournir de meilleures installations : eau, assainissement, électricité, transports, mauvais état des routes…. Il est nécessaire d’optimiser les infrastructures de base et de les développer à moindre coût.
  • Développer les services de base pour les habitants: santé, éducation, numérique …
  • Mettre en place une gouvernance inclusive : e-administration, implication des citoyens et du secteur économique.
  • Intégrer la protection de l’environnement, déchets, énergie, économie circulaire … et du changement climatique : beaucoup de villes sont côtières ou en bord de fleuve.

 Il n’est pas possible de répondre à toutes ces problématiques, notamment immobilières. L’Alliance se concentre sur les axes ayant un effet de levier : plate-forme numérique, déploiement physique d’un réseau d’accès Internet performant, services numériques de gestion de la ville (ou territoires), services aux citoyens et entreprises générant de l’activité économique, ayant un impact social et environnemental.

 

La stratégie de l’Alliance

Elle est basée sur 4 piliers :

L’industrialisation des solutions pour en faciliter la réplication :

  • Une méthodologie claire, compréhensible par tous les acteurs.
  • Une boite à outils numériques en Open source, personnalisable par les acteurs.
  • Un accompagnement en formation et transmission du savoir-faire aux acteurs locaux.
  • Des projets différents, selon les caractéristiques locales, mais mutualisables et réutilisables.
  • Une présentation des projets aux grands industriels susceptibles de les déployer à grande échelle, en Afrique mais aussi en Asie et Amérique Latine.

L’association de partenaires et start-up

  • Associer des start-up françaises et des start-up africaines locales ou panafricaines.
  • Accompagner le développement d’applications portées par des start-up locales, en lien avec le projet
  • Faire des démonstrateurs des Living Labs ouverts aux partenaires de l’Alliance et autres sociétés françaises ou africaines
  • Un club de partenaires français et locaux, pour chaque projet.

Une communication active

  • Une politique de communication sur l’ensemble de l’Afrique ciblant l’écosystème du numérique et les collectivités territoriales (ateliers, colloques, roadshow).
  • Une réunion de présentation aux ministres africains du numériques la veille du Sommet Afrique France de 2020.
  • Un numéro spécial de CIO-Mag en français et anglais diffusé à plus de vingt mille exemplaires sur tout le continent, des reportages sur les chaines locales et panafricaines, un site Internet.
  • Un catalogue de solutions s’appuyant sur les démonstrateurs : santé digitale, éducation en ligne, infrastructures, IoT…

Un accompagnement post-projet auprès des institutions multilatérales

  • Intégrer dès le début des projets le financement du passage à l’échelle ;
  • Une présentation des projets aux institutions financières internationales.

 Les membres fondateurs de l’Alliance présentent des projets à fort effet de levier. Chaque projet s’appuie sur une technologie adaptée au contexte local, et développe des services numériques spécifiques. La plate-forme numérique, support des services et interface avec l’infrastructure est unique, ce qui permet de déployer les services développés et testés dans un projet dans un autre sans coût additionnel. Cette mutualisation des services permet un effet de levier entre les projets.

Cette stratégie permet d’associer, au-delà du consortium, partenaires et start-up françaises et locales et de préparer dès le démarrage des projets leur passage à l’échelle.

Le Consortium s’appuie sur les ministères de l’économie numérique de chaque pays et travaillera avec les services économiques et les Ambassades françaises pour permettre un démarrage rapide des projets pour que lors du Sommet Afrique France des réalisations significatives soient présentées.

 

Schéma type d’un projet

Un schéma type, adapté à chaque projet, permet de mutualiser les réalisations. Les applications sont quand c’est possible Open Source, pour être appropriables par l’écosystème local.

  • La plate-forme numérique : Digital Ecosystem Management, le cœur du projet;
  • Des postes de travail pour les acteurs (gestionnaires, fonctionnaires, porteurs de projet…), bâtis sur le logiciel Open Pass (Programme des Investissements d’Avenir BPIFRANCE / DGE) ;
  • Des applications dite « standard » correspondant aux services de base de la ville durable : moteur de recherche, santé, éducation, CivicTech, gestion de la ville (dont Système d’Information Géographique, gestion des capteurs eau, éclairage, circulation, risques…). Elles sont développées dans le cadre des projets retenus et associent des start-up locales ;
  • Des applications partenaires qui utilisent le démonstrateur comme vitrine ;
  • Une infrastructure numérique qui délimite la zone de couverture du démonstrateur, véritable Living Lab : au-delà des applications standards, des entreprises locales ou françaises peuvent l’utiliser pour démontrer la fiabilité de leurs services et déterminer leur impact commercial ;
  • Des objets connectés, selon les projets, permettant de gérer les grandes fonctions urbaines : énergie, eau, déchets, mobilité…

 

Accompagner les start-up locales

Une attention particulière sera faite pour accompagner les start-up locales, éventuellement par un partenariat avec des start-up françaises (jumelage). Le délai type d’un projet est de 12 mois, avec une première réalisation pour le mois 7 (pour être montrable lors du Sommet Afrique-France) et une mise en service du démonstrateur/ Living Lab pour une durée de 5 mois minimum.

 

Communication

Elle est intégrée dès l’initiation des projets et portée principalement par CIO-Mag. Elle comprend :

  • Une communication locale à l’occasion du lancement et de la clôture du projet.
  • Une réunion spécifique de présentation des projets du Consortium, la veille du Sommet Afrique France de 2020. Chaque ministre du numérique y présentera le projet réalisé dans son pays.
  • Une présentation des projets du Consortium à d’autres évènements (par exemple : neuvième édition du Sommet Africités en 2021 à Kisumu au Kenya, une réunion de smart Africa …).
  • Keynote et présentations aux ATDA 2020 et road-show des solutions à l’occasion du Digital African Tour 2021(une dizaine d’étapes en Afrique).
  • Numéro spécial CIO-Mag en Français et anglais diffusé sur toutes l’Afrique, tirage 20.000 exemplaires.
  • Reportages audiovisuels … notamment sur chaînes Youtube et DailyMotion.
  • Site Internet commun aux projets du consortium.
  • Un catalogue de solutions s’appuyant sur les démonstrateurs (santé digitale, éducation en ligne…) pouvant être diffusé par les CCEF, services économiques, Business France…

 

Financement au-delà des projets

L’objectif de l’Alliance est le déploiement massif de ses projets. Cela passe par des financements des états concernés, mais aussi par l’accès aux financements des institutions spécialisés. Pour se faire l’Alliance :

  • Présentera ses projets retenus à l’AFD, dès le lancement des projets, pour étudier ceux qui pourraient les intéresser pour poursuivre au-delà de l’Appel à Projets ;
  • Présentera ses projets aux « grands » industriels susceptibles d’aider au passage à l’échelle ;
  • Présentera ses projets aux institutions financières internationales (BEI, BAD …) ;
  • Effectuera un effort spécifique pour intégrer ses projets dans la perspective « Moonshot » de la Banque Mondiale) et dans le PIE – Plan D’Investissement Extérieur - de l’UE, en lien avec les autorités françaises.

 

Les partenaires français de l’Alliance

Toute société française agissant dans le domaine de la ville durable peut être partenaire de l’Alliance. A ce titre elle bénéficiera d’une information privilégiée sur les projets en cours, pourra présenter ses produits et solutions lors des réunions dans les pays et utiliser le démonstrateur / Living Lab pour tester le marché.

La participation à l’Alliance est gratuite.

 

Une  liste des projets proposés par des membres de l’Alliance sera publiée mi juin.

 

Contact

Pour devenir partenaire de l'Alliance il suffit d'envoyer un mail à Philippe Micaelli, coordonnateur de l'Alliance Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.